Impact de la conception architecturale sur la pollution intérieure
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Résumé
La qualité de l'air intérieur représente un problème majeur de santé publique. Cette étude visait à évaluer l'impact de la conception architecturale des logements sur la pollution intérieure en analysant la charge en particules, la contamination microbiologique et les effets sur la santé des occupants. Une étude prospective a été menée de janvier à décembre 2022 sur trois sites : un bureau administratif de contrôle, une ancienne résidence à El Khroub et une résidence moderne à Ali Mendjeli. L'échantillonnage de l'air a été effectué à l'aide d'une pompe Sigma Millivac, et une enquête épidémiologique a été réalisée à l'aide de questionnaires administrés aux résidents. Les résultats ont montré que la concentration moyenne de PM10 était plus élevée dans la résidence moderne (124 μg/m³) par rapport à l'ancienne résidence (75 μg/m³) et au site de contrôle (22 μg/m³), avec des valeurs maximales enregistrées en juillet et en août. L'analyse microbiologique a révélé une forte prévalence de moisissures, en particulier Aspergillus versicolor (76 %) et Aspergillus flavus (60 %). D'un point de vue épidémiologique, les symptômes respiratoires les plus fréquemment rapportés étaient la rhinite (38%), la toux matinale (20%) et les difficultés respiratoires (19%). Ces résultats suggèrent que certaines caractéristiques architecturales, combinées à une ventilation inadéquate, peuvent augmenter les niveaux de polluants à l'intérieur des bâtiments et présenter des risques accrus pour la santé des résidents. L'amélioration des systèmes de ventilation et le choix de matériaux de construction à faibles émissions sont des stratégies importantes pour atténuer cette exposition.
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Références
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